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TOPO D'ESCALADE HAUTEROCHE

[topo]

Topo des voies d’escalade de la falaise de Hauteroche


Nouvelle édition (2010) le TOPO D'ESCALADE HAUTEROCHE répertorie les quelques 250 voies d'escalade (du 4a au 8a) de la falaise de Hauteroche (Côte-d'Or) - accès, niveau, commentaire - pour une pratique associative et militante des sports de nature. Les ventes de ce topo participent à financer l'entretien de la falaise par la FSGT montagne-escalade.

 

Note des auteurs : Les premières voies d’escalade de la falaise de Hauteroche ont été équipées en 1977 à une époque où le petit monde de l’escalade est en crise avec les alpinistes. Dans ce contexte, une nouvelle conception de la pratique apparaît et la falaise de Hauteroche à été l’occasion d’enfoncer le clou au cœur du problème : "Il est hors de question que l’escalade soit réservée à une minorité, quelle qu’elle soit. Chacun doit pouvoir pratiquer l’escalade sans mettre sa vie en danger".

Face à une idéologie d’exclusion, regroupés derrière la commission fédérale de montagne-escalade de la FSGT, ses ouvreurs, défendaient l’idée de démocratisation, ils reprenaient les idéaux élaborés par leurs aînés : "Toutes les formes de pratiques pour tous, grimper en responsable, à son niveau, en tête".

Ils ont décidé d’y réaliser un équipement contraire à l’esprit élitiste de l’époque, qui voulait que les voies faciles ne soient pas protégées, que les voies moyennes soient exposées et que seules les voies dures soient protégées. L’équipement de Hauteroche a évidemment fait sourire certains grimpeurs de l’époque. Mais, ensuite, les mentalités ont évolué vers une protection de plus en plus rapprochée dans les voies faciles ou moyennes, au point qu’on tombe aujourd’hui dans l’excès inverse. De ce fait, alors qu’on qualifiait Hauteroche de "suréquipé" en 1980, son équipement paraît aujourd’hui engagé, voire exposé. Il n’y eu pas de révolution, pas même d’empoignade ou d’invective.

Sans bruit, ces idées novatrices firent leur petit bonhomme de chemin. La FSGT n’en tira aucun bénéfice, aucune gloire, même pas une augmentation significative de ses effectifs. Seulement la satisfaction de voir, aujourd’hui presque toutes les falaises de l’Hexagone équipées selon des normes qui pour l’essentiel sont issues des idées émises par nos amis.

Bruno Poindron – Rémi Cappeau – Luc Barruel

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